Christelle Gosme est Psychologue clinicienne, psychothérapeute, docteur en psychologie clinique. Propos recueillis par Laura Treich, Psychologue clinicienne, psychothérapeute psychanalytique

Carnet Psy : Christelle Gosme, votre ouvrage paru en octobre 2024 aux Éditions Érès : La sensorialité dans les liens mère-enfant. Ce que nous apprennent les mères avec une déficience visuelle, est le fruit d’un travail de thèse que vous avez réalisé sous la codirection de Bernard Golse et de Drina Candilis. Pourriez-vous nous raconter comment sont nés ce projet et ce désir de travailler sur les liens mère-enfant, plus particulièrement avec des femmes présentant une déficience visuelle ?
Christelle Gosme : Ce livre est né de plusieurs rencontres inattendues, de questions cliniques qui ont émergé et auxquelles j’ai voulu essayer d’apporter des éléments de réponse. La première rencontre a été celle avec la recherche clinique qui m’a été offerte par Bernard Golse en participant au projet de recherche pile qu’il avait commencé, en 2003, avec Valérie Desjardins. Ce projet portait sur les précurseurs corporels et interactifs de l’accès à la communication chez le bébé et plusieurs « cohortes » y participaient dont un groupe de mères avec une déficience visuelle et leur bébé, accompagné par Edith Thoueille, puéricultrice et directrice de pmi. À cette époque, l’équipe de la pmi de l’Institut de puériculture de Paris proposait un accueil spécifique aux parents avec une déficience visuelle dans lequel Drina Candilis, psychologue et psychanalyste, et Michel Soulé étaient également engagés. Cette deuxième rencontre avec les mères et leur bébé a été déterminante dans la naissance de ce projet de thèse autour des liens mère-bébé, et plus particulièrement dans ce contexte de déficience visuelle. Je voudrais…
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