L’implication des pères est généralement favorable à l’efficacité des prises en charge psycho-médico-sociales, comme à l’évolution globale des enfants et des familles (Dupont, 2024). Des études ont permis d’identifier des freins et des facteurs facilitants qui peuvent intervenir dans la relation entre les pères et les professionnels¹. La connaissance de ces variables est utile pour ajuster les dispositifs afin de les rendre plus inclusifs à l’endroit des pères.
Surmonter les freins identifiés chez les pères, leur famille et leur environnement
De nombreux facteurs psychologiques, contextuels et culturels peuvent se montrer défavorables à la participation des pères. En moyenne, il apparaît que les hommes sont moins enclins que les femmes à solliciter de l’aide, ont moins recours aux services sanitaires et sociaux et participent moins aux soins de leurs enfants. Ils ont tendance à penser que leur point de vue est moins pertinent ou moins important que celui de la mère et craignent davantage d’être jugés par les professionnels. Les pères montrent souvent plus de difficultés que les mères à accepter la présence d’un problème médical ou psychologique chez leur enfant. De ce point de vue, les informations fournies par les intervenants, la psychoéducation et, plus largement, l’accompagnement à l’acceptation du diagnostic, sont déterminants. Le manque de confiance de la mère envers le père peut par ailleurs faire obstacle à l’implication du père. Très vite, si possible dès le premier contact, le professionnel peut explorer avec la mère ses réticences et notamment évaluer l’éventualité de violences intrafamiliales. Une fois ce risque écarté, le professionnel peut travailler avec la mère l’importance d’impliquer le père et, si besoin, le contacter directement et souligner auprès de lui la valeur de son point de vue et de sa participation.…
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