Traumatisme et perte d’objet à l’adolescence
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Traumatisme et perte d’objet à l’adolescence

à partir de l’exposé d’un cas d’adolescent suivi une puis deux fois par semaine en face à face, pendant six ans, nous investiguons les impasses subjectives liées à la rencontre traumatique entre le début de l’adolescence et la mort d’un père pour son fils. La problématique et les symptômes de Paul montrent à quel point cette disparition brutale a mis à mal le processus d’adolescence et ses potentialités transformatrices (Freud, 1905), sur fond de deuil du père resté en souffrance et de problématique de perte.

Parmi d’autres éléments, la mort du père empêche la construction d’un scénario meurtrier parricide à perlaborer tout au long de l’adolescence, pour faire descendre la figure du père de son piédestal et l’humaniser, favorisant ainsi l’identification secondaire du jeune adulte.

Paul, un adolescent face à la mort de son père

Coulisser à la place du père

Paul a douze ans quand son père trouve la mort en dévissant lors d’une ascension en montagne ; de ses trois fils, c’est Paul, le fils aîné, que le père emmenait avec lui, sauf cette fois là ; Paul a des souvenirs d’avoir été trop tôt sollicité, qu’il souffrait, avec ses petites jambes d’enfant, d’être contraint de faire le même trajet que son père, il était épuisé, il pleurait et haïssait son père. Et, lorsque son père meurt, il se dit que c’est de sa faute, s’il avait été là, il aurait pu le sauver. Le père a vécu dans la montagne avec ses parents ; le grand-père paternel disparaît pour rejoindre le mouvement nazi alors que le père est encore enfant. Adolescent, suite au départ de son père, le père…

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