Ce texte s'appuie sur une présentation effectuée lors de la deuxième journée des analystes en formation du CFSO en 2024.
C’est lorsque j’ai écouté lesprésentations de mes collègues lors de la première journée des analystes en formation organisé par le Centre de formation du Sud-Ouest en 2023 à Toulouse, qui portaient entre autres sur le choix du premier divan, que le souvenir d’un événement insolite survenu trois ans auparavant m’est revenu à l’esprit. Un souvenir longtemps refoulé. Cela a éveillé en moi le besoin de revenir sur cet épisode singulier et de l’écrire : celui du vol de mon divan !
Ce travail d’écriture après coup a permis de nourrir quelques réflexions autour du cadre, du travail de transfert et de contretransfert des patients enfants et adultes rencontrés à ce moment-là ainsi que des réflexions sur le désir d’être analyste et l’écoute analytique.
Zut ! On a volé mon divan !
Comme chaque samedi, je me rends à mon cabinet, qui se trouve à l’étage d’une maison où travaillent d’autres professionnels, afin d’accueillir la seule patiente de ce jour. À mon arrivée, je rencontre une collègue, l’air inquiet, qui m’annonce : « tu ne vas pas le croire, on a été cambriolés cette nuit ! On attend les gendarmes ».
Toute surprise, je rentre dans la maison et je constate le désordre, la porte d’entrée forcée, les portes des placards ouvertes et les affaires retournées. Inquiète de savoir dans quel état je vais retrouver mon cabinet, je monte les marches des escaliers et me rassure avec l’idée naïve que, de toute façon, je n’avais rien de valeur : pas d’ordinateur, pas d’argent. Je pensais aussi…
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