Dans ce dernier livre, Déni climatique, Denys Ribas nous fait part de sa préoccupation quant au déni dont fait preuve l’humanité face au réchauffement climatique, et à ses conséquences dont témoignent de plus en plus fréquemment des phénomènes météorologiques catastrophiques : inondations, incendies, fonte des calottes glaciaires, etc. Un désordre planétaire inédit s’installe et conduit vers ce que Ribas nomme « Malaise dans l’anthropocène ». L’anthropocène correspond à une époque géologique qui est en train d’advenir et qui se caractérise par l’avènement des hommes comme principale force de changement sur terre.
L’accroissement du nombre des humains et de leurs activités est en cause et a des incidences sur le réchauffement climatique, une raréfaction de la biodiversité et une combustion massive de ressources non renouvelables, ceci s’accompagne du développement de la pollution des écosystèmes, de l’insécurité alimentaire, de migrations forcées.
Les avertissements alarmants du GIEC préviennent que l’avenir est compromis à court terme, à moins d’une réaction ferme et efficace. Les intérêts particuliers des états, particulièrement les populismes, les nationalismes, les guerres et les intérêts d’un bon nombre d’individus priment sur toute action constructrice et généreuse.
Cette complexité a amené Ribas à mettre en lien l’économie psychique individuelle et l’économie psychique collective. Avant de développer ses propres hypothèses, il interroge les points de vue métapsychologiques proposés par nombre d’auteurs quant à la naissance du psychisme, à son développement, à sa capacité à recourir au clivage et au déni et à s’autodétruire.
Malaise dans la civilisation, Malaise dans la culture (Freud 1930) s’est révélée prédictive. L’expression d’Octave Mannoni « je sais bien, mais quand même » est particulièrement justifiée.
Selon la réflexion de Donald…
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