Splendeurs et misère de l’onanisme ou les illusions perdues de la mémoire
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Splendeurs et misère de l’onanisme ou les illusions perdues de la mémoire

« Son corps ! le dégagement rêvé, le brisement de la grâce croisée de violences nouvelles (...) Cela commença par quelques dégouts et cela finît, ne pouvant nous saisir sur le champ de cette éternité, cela finit par une débandade de parfums »1
« Quand la fanfare tournant, nous serons rendus à notre ancienne Inharmonie. »2.
« (...) après de mauvaises nuits, bouche ouverte, je sens mon corps souillé et puni comme une cochonnerie inconnue dans mon lit »3
« On veut croire qu’on est pas seul, on est dans ses bras, on ne recherche pas le plaisir solitaire pour lui-même. »4
« C’était l’heure où l’essaim des rêves malfaisants tord sur leurs oreillers les bruns adolescents ; où comme un œil sanglant qui palpite et qui bouge, la lampe sur le jour fait une tâche rouge ; où l’âme sous le poids du corps revêche et lourd, imite les combats de la lampe et du jour. Comme un visage en pleurs que les brises essuient, l’air est plein du frisson des choses qui s’enfuient »5

 

L’intitulé du colloque, Splendeurs et misères de la régression, semble faire allusion (non voilée) à Honoré de Balzac - Splendeurs et Misères des courtisanes et au livre qui précède celui-ci - Les illusions perdues. Ces deux livres sont, pour moi, (avec l’Education sentimentale de Gustave Flaubert) les deux plus beaux romans français sur les affres et tourments de l’adolescence.

Je me suis identifié, comme beaucoup, au héros du livre, l’imprudent et par trop romantique (mais néanmoins à la modestie féroce), Lucien de Rubempré6, et j’ai détesté, comme beaucoup d’autres, l’arriviste, le bien trop rusé et manipulateur Rastignac. Lucien de Rubempré est un adolescent aux naïvetés évanescentes qui monte d’Angoulême avec une soif d’absolu, et se fait « déniaiser » par la capitale, cède sur ses…

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