La liberté négative et le narratif des droites extrêmes
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La liberté négative et le narratif des droites extrêmes

                                        « Même si elle est la dernière espèce animale, l’espèce humaine est vieille dans le métier, experte en ruines. Elle connait non seulement les ruines naturelles, mais très bien aussi les malheurs nés de ses propres mains. Guerres, exterminations, engins capables de détruire plus d’une fois le monde : l’espèce a voulu montrer qu’elle n’était pas en reste avec la violence effrénée de la nature » 

De Luca, 2002, p. 96

Introduction

La représentation de l’être humain comme architecte de sa propre destruction m’a conduite à explorer la complexité des interactions entre la pulsion de vie et la pulsion de mort. À la faveur des travaux d’Hanna Segal (2008), j’interrogerai ici la possibilité de vivre dans une civilisation anti-esprit où la pulsion de mort envahit tout et proposerai d’étudier la liberté négative, forme de la pulsion de mort, et son lien avec le narratif des droites extrêmes dans lesquels les mouvements de vie sont mis au service de la mort.

La liberté négative et le mensonge

Le dernier message d’un ami aujourd’hui disparu m’a conduite sur la « Colline aux deux cimetières », située dans une ville frontalière. La lettre contenait une requête spécifique : déposer des fleurs sur la tombe de son arrière-grand-père, décédé pour libérer ces terres. Mon ami portait en second prénom celui de son aïeul, Rossi, un nom très courant de l’autre côté de la montagne. En le recherchant, j’ai découvert que de nombreux ancêtres étrangers reposaient sur…

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