Le vide devant soi. A partir de « La terreur d’exister »
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Le vide devant soi. A partir de « La terreur d’exister »

« Je me souviens du mal que j’ai eu à comprendre ce que voulait dire l’expression sans solution de continuité »
Georges Perec.

 

À travers l’étude des inter-relations précoces et de l’intégration défaillante d’expériences primitives essentielles pour la structuration du soi, nous pouvons observer comment le trouble central du patient limite se concentre dans l’éprouvé d’un vide interne. Ce vide en soi est moins originaire qu’on a tendance à le dire ; le vide originaire est en lui-même une terreur obscure et insondable sur laquelle très vite se greffent de multiples défensive, permettant l’attaque de la pensée trop pleine de l’objet d’emprise ou de l’objet défaillant et paradoxalement, omniprésent dans son absence. Attaque de la confusion entre le moi, l’objet et la pulsion (et non le fantasme ou le désir) ou mieux la confusion entre le moi, la pulsion et l’imago, c’est-à-dire l’objet crée par l’identification projective.

Après cette nécessaire mais jargonnesque introduction qui manque singulièrement de forces émtionnelles. Avançons ! Mettre du vide entre soi et l’objet, comme première façon de mettre de la distance. Mais à quel prix, quand à l’abri de la dépendance derrière cet « évidement », il y a la rencontre avec un fond de solitude absolue… et qu’« ainsi naît la mort de l’âme, cette enfant esseulée, fille de solitude et de désespérance. »2. Sensation quasi physique de terreur, bloc d’angoisse concrète sans affect et représentation, plus que sentiment un tant soit peu contenu et élaboré comme le dit magnifiquement M. Little dans cette phrase. Le helplessness de Winnicott exprimé ici évoque dans une agonie sans fin, le mouvement du sujet naissant, d’aller à la rencontre de quelque chose qui allait exister, puis la chute, et enfin…

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