L’insomnie en pratique médicale
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L’insomnie en pratique médicale

« Le moi renonce au sommeil parce qu’il a peur de ses rêves. » S. Freud.

Le sommeil est indispensable pour la reconstitution de l’organisme éprouvé par l’état de veille. Mais sa très grande particularité, introduite par Freud en 1900 dans L’interprétation des rêves, tient dans la spécificité de l’expérience onirique et son importance pour l’économie et la dynamique de la vie psychique. C’est pourquoi, sans doute, le sommeil est si sensible aux événements comme aux fluctuations des émotions qui émaillent notre vie quotidienne.

Nous avons tous fait l’expérience de troubles de sommeil dans notre existence et trouvé dans des délais acceptables des solutions adaptées à notre problème. L’insomnie est donc rarement un motif de consultation tant finalement elle est répandue ; elle n’est prise au sérieux, à juste titre, que lorsque les nuits sans sommeil se succèdent à une fréquence élevée au point de devenir insupportable. Cette « chronicisation » se faisant subrepticement, la gêne ressentie ne s’exprime en consultation qu’en « négatif », comme s’il s’agissait d’une simple perturbation à côté d’autres symptômes plus bruyants. C’est pourquoi les malades sont souvent surpris en cours d’entretien que l’on s’intéresse à la qualité de leur sommeil ou, en cas d’insomnie, aux contenus de leurs rêves.

Il est aujourd’hui généralement admis que le sommeil et le rêve sont complètement intriqués. On sait notamment que le désir de dormir est un des motifs essentiels de la formation du rêve. Autrement dit s’il n’y a pas de rêve il est fort probable que le sommeil en soit perturbé. Nous savons aussi que l’absence de rêve et l’oubli des rêves sont deux entités bien différentes et que dans ce dernier cas il s’agit plutôt du triomphe du « Je » au réveil…

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