L’enfant et la douleur autistique. Entre pulsion et objet
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L’enfant et la douleur autistique. Entre pulsion et objet

Introduction

Il m’importe tout d’abord de remercier C. Chabert et M. Missonnier d’avoir mené à bien l’organisation d’un si beau congrès, sur un thème dont l’importance n’échappe à personne, et cela a été pour moi un grand plaisir et un grand honneur que d’y participer. Mais cela m’a aussi donné l’occasion d’une réelle émotion car J.-B. Pontalis a été l’un des trois analystes qui m’ont accepté pour ma formation dans le cadre de l’Association Psychanalytique de France, et l’entretien que j’ai eu avec lui, à l’époque, demeure encore aujourd’hui extrêmement vif dans ma mémoire, plus de vingt ans après...

Si j’ai choisi de parler de la douleur des enfants autistes dans le cadre de ce colloque, c’est parce que celle-là me semble avoir été profondément niée et déniée au fil des polémiques haineuses et ravageuses qui ont eu lieu ces dernières années, et qui ont amené la disqualification que l’on sait du soin psychique, de la psychanalyse et des psychothérapies dans le champ de l’autisme infantile. J’y reviendrai plus loin, après avoir dit quelques mots de l’autisme en tant que limbes du Self.

Quelques mots à propos de l’autisme comme limbes du Self

L’autisme infantile représente l’échec le plus grave de l’accès à l’intersubjectivité, et partant de l’accès à la subjectivation. D. Houzel (2002) a souvent dit que le bébé devait d’abord fonctionner avec un mixte de parties « déjà nées » et de parties « non encore nées » de son psychisme, les parties nées étant celles qui ont déjà pu être contenues, même partiellement, par le psychisme de l’autre, les parties non nées étant celles qui, à l’inverse, n’ont pas encore été contenues et transformées.

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