La séparation et la dialectique présence/absence
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La séparation et la dialectique présence/absence

Introduction

La problématique de la séparation occupe une place importante dans la réflexion clinique du 21ème siècle, comparable à celle que la castration a pu occuper dans les années 70-80. De par la position pivot qu’elle occupe, elle représente l’un des paradigmes essentiels de la psychopathologie clinique actuelle et constitue un point d’ouverture en direction de la conflictualité psychique en lien d’une part avec le conflit d’ambivalence qu’elle contribue à rendre inévitable, et d’autre part avec la complexité des conflits œdipiens. Mais en aval elle reprend une part essentielle des problématiques de la construction des liens premiers, et donc de la construction des rencontres premières avec les objets autres-sujets avec lesquels le sujet doit ou a dû se construire. Les questions posées à la psyché par la séparation sont complexes et le dégagement de leur clinique et de ses avatars psychopathologiques a une histoire qui mêle celle de l’approfondissement de la métabolisation de l’expérience de la séparation et celle de ce que révèle son échec parfois dans ce travail.

Schématiquement je dégagerai trois temps de cette histoire, qui correspondent à trois types de problématiques cliniques :

- Il y a d’abord la question de l’expérience de la séparation elle même, en tant qu’elle représente une expérience singulière qui a sa problématique propre.

- Mais au constat de l’échec de certains sujets à en élaborer le vif, la question a émergé de l’existence de certaines conditions préalables à sa métabolisation, c’est-à-dire la question de ce qui en amont entrave ou à l’inverse rend possible, facilite, sa métabolisation.

- Une expérience antérieure est apparue comme relativement décisive dans l’analyse des…

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Les séparations