La guerre : Ni comment ni pourquoi !
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La guerre : Ni comment ni pourquoi !

« La perversion cesse d’être une manifestation de pure sexualité et ne s’éclaire vraiment que si l’on y inclut le travail de la pulsion de mort… Le mal est sans pourquoi, parce que sa raison d’être est de proclamer que tout ce qui est n’a aucun sens, n’obéit à aucun ordre, ne suit aucun but, ne dépend que de la puissance qu’il peut exercer pour imposer sa volonté aux objets de ses appétits ; on notera que je ne dis pas son désir car le terme serait ici impropre, beaucoup trop civilisé. » André Green (1988, p. 437)

Freud écrit « Considérations actuelles » en 1915 et en arrive à la conclusion que nous vivons dans un monde désenchanté et que la guerre est une régression de la civilisation à la barbarie. C’est une illusion de penser que l’on peut éviter la guerre car la mort et la destruction font partie intégrante de la vie. C’est ce qui fait dire à Gilbert Diatkine (2023, p. 9) que « le problème n’est pas de savoir pourquoi les humains sont enclins à se détruire mutuellement mais plutôt de comprendre comment la civilisation a pu s’établir ». C’est toute la question de la déliaison de la pulsion de mort avec la pulsion sexuelle : quand la libido objectale fait retour dans le Moi et redevient libido narcissique, Freud (1923) dit que les pulsions sexuelles doivent se défusionner de la pulsion de mort, qui se trouve alors libérée, et en se tournant vers l’extérieur, devient pulsion de destructivité.

Disons-le d’emblée, Freud s’est trompé sur un point : La Kulturarbeit, ou travail de la culture et de la civilisation, ne protège pas de la barbarie. Il suffit de voir de nombreux penseurs, philosophes (Heidegger,…

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7 articles
La Guerre. Aux limites de la civilisation